Vendredi 26 décembre 2008

Par Liza - Communauté : Utopia
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Vendredi 26 décembre 2008



Dans
une "autre vie" ... Liza écrivait . Depuis l'enfance ... ou à peine sortie de l'enfance . Les mots s'entrelaçaient, tournaient, tourbillonnaient, comme si un drôle de vent d'automne s'en emparait, et même ... parfois, ils valsaient, au son d'une drôle de valse à quatre temps qui pulsait sur une autre rythmique . Il y avait la musique, et il y avait les mots . Des mots durs, incisifs, acérés ... des mots sombres, des mots de l'ombre, des mots-douleur, des mots couleur-violence, couleur-souffrance ... comme la Vie ... comme la Vie . Elle écrivait sur le vide qui l'habitait, sur ses flirts avec la mort qui la hantaient, elle tenait debout et se battait contre son "moi" secret broyé ... elle luttait à bout de forces, frôlait le pire, ne poussait jamais le moindre soupir, brûlait d'une flamme destructice parce qu'"on" l'avait détruite, elle, au plus profond de son être, elle survivait en dépit de tout, en dépit du pire, de l'encore pire des profondeurs, elle restait, pour ne faire de mal à personne, se torturait elle, coupable d'être une victime, et elle retournait la violence contre elle-même, pour ne jamais être dévorée par la haine, mais le vide lui, avait la partie belle, dans ses failles et ses béances, tout s'engouffrait ... alors il y avait les mots, les mots meurtris, meurtriers ... les mots des maux, derrière les meurtrières, sur les remparts . Elle se tuait tout doucement, noyée dans un silence insoutenable, elle séparait peu à peu, au fil des ans, son esprit de son corps meurtri, comme son coeur, transpercée elle survivait contre vents et marées, contre ceux qui l'avaient tuée en la laissant vivante, hantée, broyée, ses mots résonnaient dans ce silence terrifiant, comme un cri muet, des mots témoins pour rien qui disparaîtraient, comme tout ce qui émanait d'elle, elle, la passante ... aussi transparente qu'il est possible, elle qu'on aimait peut-être un peu de loin, elle qui aimait à s'en déchirer le coeur, le coeur ouvert, à fleur de coeur, c'étaient ses mots qui en disaient trop long pour qu'elle les dévoile, alors elle écrivait dans l'ombre, et même dans la pénombre, au plus froid de la nuit sans lune, sans étoile elle faisait couler les mots comme son sang ... et ses mots, elle les enfouissaient, les enterraient, et elle se terrait, pour épargner les autres, les protéger, danger ... comme si elle n'étaient vouée qu'à la non-vie, comme si elle n'avait pas signé de contrat de Vie, elle répétait les mots du manque et de l'absence, le trou béant que jamais la tendresse ne comblerait plus, trop tard pour tout ... elle écrivait à perdre haleine, tombait en chemin, se déchiquetait au moindre accroc, émotionnelle comme personne ... elle n'était personne ... ne se sentait pas exister, mourait d'angoisse alors elle écrivait, elle ne mettait rien en scène mais ses mécènes étaient les mots, même si elle les domptait, sauvage autant qu'eux, remplis de rage de ne pouvoir vivre une vraie vie ... quitte à en mourir . Elle mourait avec les mots, mais les mots la portait, et chaque note, chaque mélodie, ce n'étaient pas des symphonies, c'était mouvant, ça l'entraînait dans une mouvance intrinsèque, ça lui donnait de l'oxygène, elle en manquait cruellement, le souffle court, le coeur battant la chamade, toujours, elle écrivait à en perdre ce peu de souffle, elle respirait par la musique, vague porteuse qui la sortait le temps des mots de sa stagnation, de sa prostration, mais jamais de son mal-être, sans imaginaire et sans rêve elle écrivait, à en vivre, ou à en mourir . Mouvement d'un temps, le temps d'un tempo, quand la Vie sonnait faux, la faisait souffrir à s'en détruire plus encore, elle voulait "trancher dans le vif en suivant les pointillés", ses mots ... exsangue à force de saigner de toutes les larmes de son coeur, son âme déchirée, son corps dénié, re-torturé sans cesse, sans relâche, sans pitié pour elle-même elle se déniait, elle, sa propre existence, tout en elle, elle le condamnait avant même de se juger, coupable, coupable d'être née, victime non reconnue, pas crédible, elle se taisait, hurlait dans ses écrits en secret des mots-violence, toujours plus, et puis retombait dans la vraie mélancolie profonde, où les mots étaient murmurants, l'emmurant plus encore, silence tout-puissant, omniprésent ... les mots n'étaient pourtant souvent, à ses yeux brûlés ... regard brûlant ou éteint, elle ne savait plus, ne voulait pas le savoir ... les mots n'étaient que le pâle reflet qu'elle apercevait dans un miroir qui n'était qu'un prisme, mais pas un prisme de cristal ... elle n'en avait jamais vu puisqu'elle ne savait pas rêver, n'avait pas appris ... rien, elle ne voulait rien, le miroir était brisé, comme elle, elle n'y voyait que des larmes et des lames ... image kaléidoscopée, méconnaissable ... plus de visage, et surtout plus de corps souillé, puisqu'elle l'avait fait fondre jusqu'à la limite "d'un certain possible" . Elle ne savait qu'écrire, traduisait chaque note, les déferlantes étaient violentes mais tel était son Destin ... jusqu'au jour fatidique où le Destin frappa ... et lui ravit sa raison de survivre ... par un 12 février glacé, 2005, année mortelle ... pour elle, aussi . Ce jour-là les mots avaient pris leur envol, ils avaient suivi son Amour de père, et "le meilleur d'elle-même", en osmose avec lui ... devenu Ange il s'en était allé, et elle n'aurait, désormais, plus que ses yeux pour ne pas pleurer, parce qu'elle ne s'en donnerait plus jamais le droit, plus jamais rien, plus jamais la Vie ... plus d'Amour, arraché à son coeur en sang, elle saignerait toujours, c'en était fini des mots, de la musique, même nostalgique ... Et puis plus rien, plus de Lumière, seule une douleur atroce la ligotait, l'étouffait, elle était désormais pieds et poings liés, ne savait plus rien, n'avait plus ni repère ni boussole ... et puis les jours passaient, elle ne pouvait plus rien, pas même quelques mots, elle qui jusque-là en jouait pour ne pas mourir en les tordant dans tous les sens, upside down ... désormais c'était Liza, down under ... plus jamais seagirl, plus jamais sirène ... Elle l'avait toujours su, elle ne serait jamais sereine, n'accepterait jamais le Lois de la Vie, trop cruelles ... parce que sans son Ange d'Amour, elle ne serait plus rien ... plus jamais ... plus jamais ... et les larmes avaient voilé ses yeux ... les yeux de son père ... son âme ... une vie impossible, un mal incurable, une rayure indélébible dans son regard sur le Monde, une souffrance d'une profondeur sans égal ... plus de lutte, la vie sans mots, sans musique, sans son Amour ... le Néant, éteinte, anéantie ... plus de Vie . Plus de possible, l'horizon en miettes, comme elle ... un passé fracassé, un présent inexistant, un avenir impossible, plus de lumière, tout en noir et blanc, et bien plus noir que blanc ... le ciel sans étoiles ... plus de couleurs, nulle part ... le no man's land elle avait cru le connaître ... mais désormais ce serait infiniment pire ... à l'infini . Elle n'avait aucun contrat avec la Vie . Elle n'avait signé que pour son Amour de père . Sans lui ... elle n'était plus rien, moins que jamais ... angoisse incommensurable, bien plus que ravageuse et dévastatrice . Les trois petites notes de musique s'étaient tues, elle avait perdu sa voix, les sons, et les mots, seule à en mourir ... elle ne savait plus rien, mais brisée, à terre, recroquevillée, broyée par une douleur infiniment pire que toutes celles qu'elle avait connues ... Liza, ce jour-là, avait tout perdu ... Liza a tenté de réaprivoiser les mots, elle a survécu, elle a écrit Nessa ... a parlé de son silence ... mais les mots, son oxygène et son énergie, toute sa vitalité déjà si faible, elle les a perdus . Malgré Seagirl, couleurs pastels, harmoniques symphoniques oniriques . Liza aime, autrement, mais elle aime . Même si ... même si ... mais sans les mots, que devenir, rétrécir encore les champs du possible ? Liza a froid, pour elle c'est toujours l'hiver, sans coeur la fait souffrir à en mourir ... Et quand Liza pleure, son coeur éclate ... trop émotionnelle, sensitive ... ultrasensible, Liza indigo, Liza ... plus personne, ou juste ici ... l'espace d'un instant ... Je dis "je" ... mais ne peux plus écrire un après ... mon Amour ...


Par Liza - Communauté : Utopia
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Vendredi 26 décembre 2008


La Vie n'est qu'une torture permanente, elle est cruelle, incisive, acérée, elle nous entaille et nous massacre un peu plus fort en profondeur chaque jour pour nous abandonner en lambeaux . Le passé est le pire des fardeaux, il est cauchemardesque et rien ne s'efface, rien ne cicatrise, il n'y a pas d'horizon, que des blessures qui restent des plaies béantes à tout jamais, il n'y a pas d'espoir, pas d'avenir, pas d'univers onirique-refuge salvateur possible, et le présent est insoutenable tant il inflige une souffrance inhumaine, d'une violence défiant toute les Lois des champs du Possible ... une violence démesurée ... indicible . Alors il ne reste qu'un adieu, une fuite absolue ... le Néant . Pour ne plus souffrir, enfin, mourir de n'avoir vécu que dans la pire des souffrances et finir en lambeaux, le coeur transpercé, et il en coule des larmes de sang . Que ceux qui m'ont aimée me pardonnent ... J'ai tenu aussi longtemps qu'il est humainement possible après avoir autant souffert, un pas de plus m'est impossible, je suis à terre, abattue, broyée . La Vie est la pire des sacrifices que l'on nous inflige . Et on ne saura jamais pourquoi ... Pourquoi un tel supplice . Et finir dans un silence assourdissant, mortel, allié à la pire des solitudes est pire que tout . Pourtant il en est ainsi .


Abandon ... le précipice





Par Liza - Communauté : Utopia
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Vendredi 26 décembre 2008


Je suis seule, désormais, en cet instant ... au creux de la nuit ... dans l'ombre et dans les ténèbres, tandis que les humains "d'ici" dorment profondément d'un "sommeil naturel et réparateur", je suis seule, face à moi-même et mes failles, et bien pire ... mes dérives, seule à lutter de moins en moins ... entre deux précipices ... devant moi et derrière moi ... à en avoir le vertige ... seule, à l'abandon, abandonnée, livrée à moi-même et au supplice de mon mal de vivre ... en cet instant je me sens seule au monde et j'ai bien trop connu et exploré malgré moi les profondeurs abyssales pour ne pas lâcher prise en négatif et déclarer forfait, ou m'avouer vaincue, qu'importe . "Dernière balise avant mutation" ... c'était le titre d'une chanson ... mais seul le silence glacé et glaçant règne et résonne, assourdissant de violence insidieuse ... mortelle . Seule à en mourir ... entre vide et Néant l'espace est trop infime pour y survivre . Alors fuir ... au paroxysme de la douleur et de l'angoisse ... m'effacer brutalement, me gommer, me rayer de la carte ... la Planète bleue devenue un enfer tournera bien sans moi ... et je suis exsangue . Je ne peux plus survivre sans vivre . Et le Temps triomphant fait "Tic-tac" et ma tête implose ... Dieu que le Monde est "stone" ... Je m'effondre ...
Par Liza - Communauté : Utopia
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Vendredi 26 décembre 2008
Larme indigo, souffrance des profondeurs, nul ne sait vraiment ... C'est un coeur qui pleure ... c'est une âme en miroir ... C'est ainsi, ce ressenti que je connais trop bien ...

Les douleurs du coeur sont insondables, si profondes qu'elles sont indicibles . Je ne sais plus le pourquoi de mon mal-être, désarroi, mal de vivre ... j'ai le coeur qui affleure, je suis à fleur de coeur ...
Juste un coeur qui saigne ...

Ce n'est rien, rien que la douleur qui déteint, qu'elle soit mauve ou bien vermeil ... l'âme touchée par une lame en plein coeur ... ce n'est rien, qu'une simple larme, désespoir-miroir .



Miroir de l'âme

Une larme de cristal, perle fragile au bout des cils, un regard noyé, en secret ... une douleur si profonde qu'elle ne peut plus couler ... l'âme souffre trop, elle est sans arme ... dernière larme ...


Sans le son ... les larmes du coeur ... venues du plus profond de l'être ... celles que l'on ne peut verser qu'au bout du désespoir et de la détresse ...


Savoir, préscience, connaissance, mission, message in-transmissible, pas de cible, universalité cosmique intersidérale intergalactique, sensitivité, extra-sensorialité, communiquer, communier, Indigo, complexité et discernement, terriens du Bien, urgence ... sauvetage ... Noyade impossible, inadéquation, compréhension de l'intelligible et de tout ce qui se dissimule en profondeur sous les fallacieuses apparences, aller chercher plus loin, toujours ... et transmettre jusque dans l'impossible . Indigo ...


Par Liza - Communauté : Utopia
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