Mais peut-être, en faisant vite, en sautant à temps dans ce train qui n’est pas un rapide, après tout, en l’attrapant au vol, et puis en serpentant avec lui dans la vallée fauve qu’il traverse,
le regard baigné de lumière, et buvant avidement la chaleur et la poussière pour se bercer d’oubli, peut-être que finalement le mirage se fixera sous le sceau du secret, image exubérante de
certitudes lointaines . Go west . Plus loin encore . Chaleur et mystère . De toute éternité . Et dans l’air, les vibrations de l’Infini . Des images, à perte de vue . Abondance des sensations .
Déserts dorés d’où tout peut naître . Dans la brise du soir s’éveillent des parfums . On peut créer l’instant, finalement . Susciter tout ce que l’on veut qu’il recèle . Avec deux trois notes .
Deux trois vibrations . Deux trois sensations . Et un soupçon de rêve pour attiser la flamme . Le rêve comme initiateur . Comme créateur . Aux deux bouts de la chaîne . En maître absolu le voilà
qui triomphe à l’arrivée . Car c’était encore bien de lui qu’il s’agissait, dans ce désert doré, virginal, espace libre à l’état pur . Exaltation confirmée . Puissante . Libératrice . Rien à dire
et tout à faire . Rythme à toute volée . Douceur et violence . Couleur passion . Toujours la même . La seule perle rare . L’unique authentique . Celle qui ne se dévoile qu’après un vrai voyage .
Et d’un seul coup . Comme une évidence . Le détenteur du secret le garde bien . Avec de l’indicible . Comme la Vérité . Et la Beauté . A l’horizon rien de nouveau . Mais après, bien après, tout
est là . Symphonie d’aujourd’hui . Les romantiques ont disparu . Place au rêve nouveau . A un monde pas si nouveau que ça . Musique . A flots .